Liberté et autonomie.

Tout choisir : mes horaires, mes lieux et temps de travail, mon tempo, mon mode d’organisation, les personnes que je cotoie, la couleur des murs et des classeurs, mon dresscode, la marque du café de la pause, l’affectation des budgets, la musique et son volume, envoyer tout balader durant deux jours sans risque d’être licenciée, n’avoir de compte à rendre à personne, être responsable de ma vie, changer et m’adapter en deux temps trois mouvements, …

L’entrepreneuriat n’est pas simple tous les jours mais il offre de nombreux avantages.

Petit tour des kifs de ma vie d’indépendante.

#1 La douceur

Pouvoir fixer moi-même mes horaires de travail, mes moments de solitude et ceux de rencontre est un luxe dont je ne pourrais me passer.

J’ai régulièrement besoin de calme et dès lors que c’est moi le chef, c’est simple à créer.

Certes, ça n’a pas toujours été comme ça. J’ai longtemps travaillé en mode warrior, tentant de me couler dans le moule de l’indépendant-qui-est-obligé-de-bosser-dur-puisqu’il-est-indépendant. J’ai été une patronne extrêmement exigeante avec moi-même. Bien plus que je ne l’ai jamais été avec mes stagiaires et employés. Jusqu’au dégoût et à l’épuisement.

Alors j’ai introduit la douceur, dans de nombreux aspects de mon activité. Comme j’étais seule aux commandes, personne ne m’en a empêchée… sauf les croyances limitantes que j’avais sur le sujet et que j’ai balayées petit à petit. Aujourd’hui, mon mode de vie pro est loin, très loin de ce qu’il était à ses débuts.

#2 La campagne

Je travaille où je veux et le plus souvent, chez moi.

Face à mon bureau, un salon baigné de lumière et deux grandes baies vitrées qui donnent sur la campagne environnante.

Quand la pression monte trop, j’emmène Loucky dans les prairies ou dans les bois et la magie opère à chaque fois. Le stress redescend à un niveau supportable.

Plus je cotoie ces arbres impressionnants, plus je les trouve beaux et inspirants. S’il est une chose à laquelle je suis accro, c’est la vie à la campagne. Du matin au soir et du soir au matin.

Confinement oblige, je n’ai pas vu la ville pendant trois mois et je me rends compte qu’elle ne m’a pas manqué. Dire qu’à une époque pas si lointaine, elle était mon lieu de travail quotidien…

#3 La créativité

A tous les étages.

Inventer une stratégie dans un dossier, improviser un exercice d’accompagnement de coaching, concevoir une nouvelle méthode d’organisation, créer une base de données sur mesure, designer mon site web, préparer un visuel pour les réseaux sociaux, jouer avec mon appareil photo pour illuster un article ou un post, brainstormer un nouveau projet, écrire un article, dessiner un bonhomme io, …

Les occasions de créer sont nombreuses et j’adore ça. Je carbure à ça.

#4 Les temps vagues

Régulièrement, j’ai besoin de temps pour réfléchir, rêvasser, écrire dans mon journal, m’échapper dans un bouquin… Ce ne sont pas des activités que je peux planifier, décider à l’avance. Je me fais cueillir par surprise par ces envies d’évasion et elles perdent toute leur saveur si je tente de les reporter à un autre moment.

Longtemps, elles ont été source de culpabilité. Aujourd’hui, je leur fais de la place. Je sais qu’elles sont nécessaires pour recharger mes batteries et nourrir ma créativité. D’ailleurs, c’est souvent durant ces moments suspendus que surgissent les eurêka.

#5 La vie en multicolore

Tu visualises cette scène du film Les Animaux Fantastiques où Norbert Dragonneau doit faire face à un épouvantard et qu’apparaît un bureau?

Ben, ça aurait pu être moi. Quoique, ça aurait aussi pu être le vide ou un serpent.

J’adore toucher à tout, être multi-casquettes, travailler assise puis debout puis couchée, à mon bureau, à même le sol ou dans le canapé.

Il m’arrive aussi de travailler à l’extérieur, en audience, en réunion, dans un espace de co-working ou un café.

Etre coincée à la même place de 8h30 à 17h30, focus sur la même tâche, c’est no way.

Le challenge, c’est évidemment de ne pas se disperser, de ne porter qu’une seule casquette à la fois.

Mais je préfère cent fois le risque de m’éparpiller à celui d’une vie monochrome.

#6 Voir mes enfants grandir

Les accompagner le matin, recueillir leurs anecdotes à la sortie des classes, se faire parfois une bouffe tous les trois sur le temps de midi… Rester à leurs côtés lorsqu’ils sont malades sans que ça ne vire au casse-tête. Juste être là, beaucoup, souvent. Sans pour autant sacrifier ma vie pro.

Certes, lorsqu’ils étaients petits, c’était sport mais aujourd’hui, ça roule. Nous avons trouvé notre équilibre.

Et le confinement s’est super bien passé. Nous bossons ensemble: eux sur leurs leçons, moi sur mes dossiers.

#7 Choisir les personnes qui m’entourent

M’entourer de relations magiques plutôt que de relations toxiques.

Qu’il s’agisse de mes clients, de mes partenaires, de mes formateurs, … aucune relation ne m’est imposée par qui que ce soit.

L’assertivité n’étant pas ma plus grande qualité, j’apprécie de pouvoir éviter les personnes avec qui soit je subis des situations qui ne me conviennent pas, soit je m’épuise à défendre mon territoire, mes envies ou mes convictions.

Choisir de ne travailler qu’avec celles et ceux avec qui c’est le Big Yesss, c’est l’un des aspects les plus kiffants de la vie d’indépendante.

 

Enjoy !